Mexique

Mexique
El Tri veut entrer dans l'Histoire

Eternel grand frère de la CONCACAF, le Mexique a démontré une fois de plus qu'il a, avec les Etats-Unis, un train d'avance sur le reste des sélections de sa zone continentale. De fait, c'est sans grande difficulté que le groupe dirigé par l'Argentin Ricardo Antonio Lavolpe a décroché son billet pour la Coupe du Monde de la FIFA, Allemagne 2006. Un surprenant nul concédé au Panama et la désormais "traditionnelle" défaite sur les terres américaines constituent les deux seuls revers subis par El Tricolor dans son parcours vers le Vieux Continent.

En allant s'imposer à San José, contre le Costa Rica, la sélection mexicaine a connu une entame rêvée dans le tournoi Hexagonal. Dans les quinze premières minutes de la rencontre, deux buts du milieu de terrain Jaime Lozano ont permis à El Tri de sceller une belle victoire (1-2), avant de renouveler l'expérience au stade Azteca, lors du grand choc contre les Etats-Unis (2-1). Après avoir fait le break dès la première période, les Mexicains ont dominé le match et engrangé trois points supplémentaires, portant ainsi leur total à six.

Après ces succès contre ses principaux rivaux, la sélection aztèque a su garder son rythme de croisière pour la suite de l'Hexagonal. Si le nul contre le Panama (1-1) et la confortable victoire sur le Guatemala (0-2) l'ont hissée à la première place du classement de la CONCACAF, les deux victoires à domicile qui ont suivi, contre Trinidad et Tobago et le Costa Rica, ont placé El Tricolor à une petite longueur seulement de la qualification pour le rendez-vous allemand. Une qualification qui a subi le contretemps d'une défaite aux Etats-Unis (0-2), avant que de solides Mexicains n'obtiennent le précieux sésame en écrasant le Panama dans leur antre du stade Azteca (5-0).

Chose promise, chose due. Ricardo Lavolpe est ainsi parvenu à qualifier la sélection aztèque pour Allemagne 2006 avant la fin de la compétition préliminaire, comme il l'avait annoncé. Grâce à l'association de vétérans tels que Rafael Márquez et Oswaldo Sánchez et de jeunes comme Carlos Salcido et Francisco Fonseca, le Mexique a trouvé un groupe solide, capable de mettre en difficulté les plus grandes équipes. La Coupe des Confédérations de la FIFA, Allemagne 2005, en a d'ailleurs apporté la preuve. Après avoir défait les futurs champions brésiliens (1-0), El Tricolor ne s'est incliné en demi-finale contre l'Argentine qu'au terme d'une angoissante séance de tirs au but (6-7).

Outre ces bons résultats, le Mexique peut s'appuyer sur de solides bases qui lui permettent de rêver d'un beau parcours en Allemagne. Cela fait désormais plusieurs années que la sélection aztèque figure parmi les dix premiers du Classement mondial FIFA/Cola-Cola, dont elle a occupé l'une des cinq premières places pendant plusieurs mois. A cela s'ajoute une grande expérience en Coupe du Monde de la FIFA, puisque le Mexique, qui compte 12 participations au grand rendez-vous mondial, s'est qualifié pour le deuxième tour de la compétition lors de ses trois dernières éditions.

Enfin, il reste encore aux Aztèques beaucoup de temps pour se préparer pour la reine des compétitions, ce qui était loin d'être le cas lors de Corée/Japon 2002. Leur objectif sera donc d'exploiter au maximum les rencontres qui leur restent à disputer avant le 9 juin, afin d'atteindre leur deuxième objectif : une qualification historique en demi-finale de la Coupe du Monde de la FIFA.
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# Posté le mercredi 23 novembre 2005 04:48

Paraguay

Paraguay
La troisième sera-t-elle la bonne pour le Paraguay ?

Lors des deux dernières Coupes du Monde de la FIFA, le Paraguay s'est systématiquement incliné au second tour sur le score de 1-0, d'abord face à la France, sur la route de son titre mondial, puis face à l'Allemagne, future finaliste. Seuls le but en or de Laurent Blanc à la 113ème minute et la réalisation d'Oliver Neuville à la 88ème ont privé les Paraguayens de la suite de la compétition. Au grand dam des Sud-américains, leurs deux bourreaux ont ensuite poursuivi leur chemin vers la gloire, tandis que eux rentraient au bercail, accompagnés du respect de tous les observateurs, d'une réputation croissante, mais sans aucun butin. Qualifiés sans trop de problèmes pour Allemagne 2006, les Albirrojos espèrent effacer ces deux traumatismes et confirmer une bonne fois pour toutes le bien qu'ils ont laissé entrevoir sur la plus prestigieuse des scènes.

Si les Guaranis n'ont composté le billet pour leur troisième Coupe du Monde de la FIFA consécutive que le 8 octobre 2005, à Maracaibo (Venezuela), la presse spécialisée n'a jamais douté de leur réussite. Malgré une lourde défaite 4-1 lors de la première journée face à de surprenants Péruviens, les poulains d'Aníbal Ruiz ont su monter en puissance progressivement et imposer leur statut avec plusieurs victoires de poids, à Asunción comme à l'extérieur. Cependant, les Albirrojos n'ont pas réussi à renouer avec cette régularité devenue leur marque de fabrique. Ce qui leur a valu les grondements de leur exigeant public lors de la dernière journée, qui les a vus chuter à Asunción face à la Colombie (0-1).

Au total, le Paraguay a récolté 28 points, deux de moins que lors de la dernière compétition préliminaire pour la Coupe du Monde de la FIFA. Ceci ne l'a pas empêché de terminer au même rang, le quatrième, derrière les mêmes formations, le Brésil, l'Argentine et l'Equateur. Ce capital a été accumulé au gré de 8 succès, 4 matches nuls et 6 défaites, un parcours jalonné par autant de buts marqués que de buts encaissés, 23. L'une de ces victoires restera dans les annales, celle acquise le 3 septembre 2005 sur l'Argentine (1-0), la première de son histoire dans le cadre de la compétition préliminaire pour la Coupe du Monde de la FIFA. En revanche, le Paraguay s'est fait corriger à trois reprises, par le Pérou (1-4), l'Equateur (2-5) et le Brésil (1-4).

Présents lors de trois des six premiers rendez-vous mondiaux de l'histoire, les Albirrojos ont ensuite manqué six éditions consécutives, traversant une période noire. Lors de leur retour, à l'occasion de Mexique 1986, Julio César Romero et Roberto Cabañas leur ont montré la voie du second tour, où ils ont subi la loi de l'Angleterre, qui les a éliminés sur le score de 3-0.

C'est lors de France 98 que le Paraguay a retrouvé la reine des compétitions, avec le charismatique gardien José Luis Chilavert en guise de capitaine. Après deux matches nuls et vierges contre la Bulgarie et l'Espagne, les Guaranis ont battu le Nigeria pour se qualifier pour les matches à élimination directe. Le but de Laurent Blanc a brisé tous leurs rêves, mais leur courage et leur dignité resteront gravés dans l'histoire de la compétition. Pour la première Coupe du Monde de la FIFA organisée en Asie, malgré la forme précaire du mythique Chilavert, l'équipe nationale a marché beaucoup mieux que prévu. Après un partage des points contre l'Afrique du sud et une défaite aux mains de l'Espagne, le Paraguay a vaincu la Slovénie, obtenant ainsi le droit d'affronter l'Allemagne. Mais encore une fois, leur vaillance et les exploits de Chilavert n'ont pas suffi.

Lors de cette nouvelle aventure mondialiste, le Paraguay est dirigé par l'Uruguayen Aníbal Ruiz. El Maño, tel qu'il est surnommé, a accepter d'assurer l'intérim après le départ de Cesare Maldini, consécutif à l'élimination en Corée/Japon 2002, avant d'être confirmé au poste de sélectionneur national en avril 2003. Toujours très cordial, apprécié par la presse, le stratège s'est fait connaître des supporters paraguayens en entraînant divers clubs de l'élite nationale, dont le prestigieux Olimpia. Enfin, il faut le souligner, c'est l'un des trois seuls entraîneurs sud-américains à avoir conservé son poste sur toute la durée des éliminatoires.

Sa mission consistait à rebâtir une équipe en s'appuyant sur la vieille garde et en incluant de jeunes promesses. Il l'a remplie avec la plus grande efficacité. Justo Villar réalise des exploits dans les cages que l'on croyait réservées à vie à José Luis Chilavert et il est bien protégé par la défense, organisée par Carlos Gamarra. Au milieu du terrain, deux finalistes du Tournoi Olympique de Football, Athènes 2004, Julio Dos Santos et Edgar Barreto, ont conquis leurs galons de titulaire à force d'abnégation. Enfin, en attaque, l'entraîneur alterne entre l'incombustible José Cardozo, le bouillant Roque Santa Cruz et la grande révélation du football guarani, Nelson Haedo. Avec l'expérience de Ruiz et la qualité de son effectif, le Paraguay tentera de faire mieux qu'en 1998 et 2002, lorsqu'ils avaient atteint les huitièmes de finale. Peut-être la troisième sera-t-elle la bonne pour les Guaranis...
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# Posté le mercredi 23 novembre 2005 04:49

Serbie et Monténégro

Serbie et Monténégro
Une défense de fer

La Serbie et Monténégro peut sans aucun doute être considérée comme l'une des grosses surprises de la Zone Européenne. Vainqueurs du Groupe 7 devant des équipes comme l'Espagne, la Bosnie-Herzégovine et la Belgique, les Serbo-Monténégrins ont obtenu leur billet pour la Coupe du Monde de la FIFA, Allemagne 2006.

La sélection serbo-monténégrine figure parmi les huit équipes européennes à ne pas avoir concédé la moindre défaite. Elle affiche un bilan de six victoires et quatre nuls. Les hommes des Balkans ont réalisé deux matches nuls face aux Espagnols, leurs principaux adversaires, tout comme lors du match aller en Bosnie. Au match retour, à l'occasion de la dernière journée de la compétition préliminaire, l'équipe d'Ilija Petkovic a remis les pendules à l'heure pour assurer sa qualification directe pour Allemagne 2006. Mateja Kezman, dont le cinquième but en phase qualificative a provoqué de nombreuses scènes de joie dans son pays, a été le grand héros de la partie.

Jusqu'en 2003, la Serbie et Monténégro était plus connue du monde du football sous le nom de Yougoslavie. C'est sous cette appellation que la sélection a atteint les demi-finales de la toute première Coupe du Monde de la FIFA, en 1930. Après avoir mené 1-0 contre l'Uruguay, elle avait toutefois subi une véritable avalanche de buts face au futur champion (1-6). Depuis, le pays a participé à six autres phases finales. Sa dernière participation remonte à France 1998 où, emmenée par sa vedette internationale Predrag Mijatovic, l'équipe des Balkans s'était fait sortir de justesse par les Pays-Bas en huitièmes de finale (1-2).

En juin 2003, une défaite contre l'Azerbaïdjan en compétition préliminaire du Championnat d'Europe 2004 a marqué un tournant pour l'équipe de Serbie et Monténégro. Petkovic a pris la place de Dejan Savicevic au poste de sélectionneur. Depuis lors, l'équipe nationale vole de succès en succès. Les Plavi (les Bleus) n'ont pas encore perdu une seule rencontre importante sous la direction de leur nouveau mentor.

Les stars de l'équipe sont Mateja Kezman, de l'Atlético de Madrid, Dejan Stankovic, de l'Inter Milan, ainsi que l'expérimenté Savo Milosevic (Osasuna). Mais le succès de la sélection s'explique surtout par la solidité de sa défense, l'une des meilleures d'Europe. En dix matches de qualification, la Serbie et Monténégro n'a encaissé qu'un seul but, lors du nul 1-1 concédé en Espagne. Aucune équipe européenne n'a fait mieux. Le mérite en revient principalement au gardien Dragoslav Jevric et à ses quatre défenseurs, emmenés par le capitaine Mladen Krstajic (Schalke 04).

"Le secret de notre réussite, c'est la parfaite harmonie qui règne au sein de l'équipe, explique un Petkovic fier de son équipe. Nous devons continuer à travailler et ne pouvons pas nous contenter de nos succès passés." Des moments de gloire s'annoncent pour les hommes de Petkovic. Et si aujourd'hui, comme l'a affirmé l'entraîneur, "des gens ont encore du mal à prononcer le nom de notre pays", l'histoire sera probablement différente d'ici à l'été prochain.

# Posté le mercredi 23 novembre 2005 04:50