Suisse

Suisse
Les Suisses rêvent d'Allemagne

Après avoir raté les deux dernières Coupes du Monde de la FIFA, France 98 et Corée/Japon 2002, les Suisses veulent à tout prix être de la fête 2006 chez leurs voisins allemands. N'oublions pas en effet que deux ans après la grand-messe du ballon rond, ils organiseront avec l'Autriche le Championnat d'Europe 2008.

Pour leur dernière participation à une Coupe du Monde de la FIFA, en 1994 donc, les Helvètes s'étaient hissés en huitièmes de finale : les coéquipiers de Ciriaco Sforza et Stephane Chapuisat s'étaient alors inclinés 0-3 face à l'Espagne.

Lors du récent Euro portugais, la formation entraînée par Köbi Kuhn, dernière, a dû plier bagage dès la fin du premier tour, avec à son actif un seul point et un seul but. Néanmoins, les Suisses ont montré de belles choses, de quoi espérer pour les qualifications à la Coupe du Monde de la FIFA 2006. Dans l'axe, les frères Murat et Hakan Yakin ont convaincu. Les milieux Johann Vogel et Raphaël Wicky ont eux aussi fait bonne impression.

Surtout, le soleil portugais a vu naître une nouvelle étoile : Johan Vonlanthen. A 18 ans, le jeune homme, né en Colombie, a réussi un bien joli coup en marquant contre la France : il est devenu le plus jeune buteur de l'histoire du Championnat d'Europe.
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# Posté le samedi 19 novembre 2005 07:52

République de Corée

République de Corée
Les « Diables rouges » veulent refaire des miracles

En battant des adversaires du calibre du Portugal, de l'Italie et de l'Espagne, les Coréens n'ont pas seulement réussi l'énorme exploit d'atteindre les demi-finales de la Coupe du Monde de la FIFA, Corée/Japon 2002, ils ont aussi porté très haut les « couleurs » de l'Asie, qui a longtemps peiné à s'imposer sur la scène internationale.

Si, avec cinq qualifications consécutives depuis 1986, les Guerriers Taeguk sont les représentants les plus assidus du continent asiatique en Coupe du Monde de la FIFA, ils avaient enregistré jusqu'alors une série de 14 matches de phase finale sans victoire. Tout a changé avec ce mondial « à domicile », où le succès 2-0 lors du match d'ouverture face à la Pologne a donné des idées à tout un peuple et commencé à faire du sélectionneur néerlandais Guus Hiddink un héros national.

Malgré tout, le plus fervent des supporters coréens se serait sans doute contenté du nul contre les États-Unis et de la victoire sur les Portugais (1-0) qui ont suivi, puisque l'équipe obtenait ainsi une historique qualification pour une seconde phase de Coupe du Monde de la FIFA. C'était sans compter sur la détermination des « Diables rouges », qui égalisaient par Seol Ki Hyeon à la 88ème minute de leur match face à l'Italie, avant de terrasser les triples champions du monde sur un but en or de Ahn Jung Hwan. En quarts, c'était au tour des Espagnols de mordre la poussière, cette fois à l'issue des tirs au but : contre toute attente, la Corée du sud se retrouvait en demi-finale face à l'Allemagne.

Et même si Michael Ballack brisait à la 75ème minute le rêve de toute une nation (1-0 pour la Mannschaft), les Coréens pouvaient se targuer d'avoir réalisé un superbe parcours et produit un football de qualité. Cette performance a apporté une grande sérénité à l'équipe, dont on attend peut-être parfois trop.

Le pays du Matin Calme a su se doter d'infrastructures qui, associées au soutien inconditionnel d'un public nombreux, devraient l'aider sur cette voie. Ayant fait partie des premières nations à lancer un championnat professionnel sur le modèle européen, la Corée du sud semble aujourd'hui récolter les fruits de cette politique.

En effet, elle compte désormais dans ses rangs certains des meilleurs joueurs du continent, comme le capitaine Yoo Sang-Chul, lequel évolue toujours dans son pays, contrairement à Park Ji-Sung et Lee Young-Pyo (PSV Eindhoven) ou encore à Ahn Jung-Hwan (J-League).

Mais le vide laissé par le depart de Guus Hiddink s'est avéré difficile à combler. Son successeur, le Portugais Humberto Coelho, qui jouit pourtant d'une très bonne réputation, a dû présenter sa démission après que la Corée a été tenue en échec par les modestes Maldives lors des éliminatoires de la Coupe du Monde de la FIFA, Allemagne 2006. Après deux défaites concédées face à Oman et au Vietnam en éliminatoires de la Coupe d'Asie, cette nouvelle contre-performance aura finalement été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Il paraissait évident que le technicien portugais n'était pas l'homme de la situation pour maintenir le standing de la Corée du sud.

Le Néerlandais Jo Bonfrere s'est alors vu attribuer la lourde tâche de ranimer la flamme de 2002. L'électrochoc a semble-t-il fonctionné, jusqu'à cette défaite 3-4 en quart de la Coupe d'Asie 2004, indicatrice des progrès à effectuer pour accéder à Allemagne 2006. Malgré des performances en dents de scie, notamment un nul 1-1 au Liban, son poursuivant immédiat, la Corée de Bonfrere a accédé au dernier tour des éliminatoires en battant les Maldives 2-0 au dernier match.
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# Posté le mercredi 23 novembre 2005 04:33

Arabie Saoudite

Arabie Saoudite
Les Saoudiens souffrent mais survivent

Au cours de ses trois apparitions consécutives, depuis 1994, en phase finale de Coupe du Monde de la FIFA, l'Arabie saoudite, l'une des équipes phares de la zone Asie, aura avant tout donné l'image d'une équipe inconstante.

En 1994, aux États-Unis, les Saoudiens avaient pourtant fait très bonne figure en se qualifiant pour la seconde phase, après avoir battu le Maroc et la Belgique et concédé une courte défaite (1-2) devant les Pays-Bas. Le but inscrit par Saeed Owairan à la 5ème minute du match contre les Belges restera même comme l'une des plus belles réalisations de l'histoire de la compétition ; il a en tout cas beaucoup fait pour la réputation du football saoudien dans le monde.

La déception a donc été d'autant plus grande lorsque, quatre ans plus tard, l'équipe s'est inclinée face au Danemark et à la France pour ne ramener qu'un petit match nul contre les nouveaux venus sud-africains. Le pire était pourtant encore à venir, puisque les Saoudiens allaient quitter l'édition 2002 avec trois défaites en autant de matches, dont une terrible humiliation 8-0 face à l'Allemagne.

Le tout était de savoir si le traditionnel "poids lourd" de la zone Asie serait capable de rebondir lors des prochaines éliminatoires. Au deuxième tour, les Fils du Désert ont répondu présents puisqu'ils ont été les premiers à accéder au dernier tour de la compétition préliminaire.

Pourtant, ce groupe essentiellement composé des joueurs ayant participé aux JO n'a pas été aussi performant que prévu. Suite à la désastreuse Coupe d'Asie en juin 2004, Gerard van der Lem a été démis de ses fonctions de sélectionneur national. Depuis 1994, la fédération saoudienne a "usé" pas moins de 13 entraîneurs.

C'est l'Argentin Gabriel Calderón, coéquipier de Diego Maradona au Championnat du Monde Juniors de la FIFA 1979 et à la Coupe du Monde de la FIFA 1990, qui est désormais à la tête de la formation arabe. Pour ce technicien de 44 ans, les échéances qualificatives de 2005 seront autant d'occasions de s'affirmer dans la profession.
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# Posté le mercredi 23 novembre 2005 04:36

Equateur

Equateur
L'Equateur verra plus grand

L'Equateur a incontestablement été la révélation de la compétition préliminaire pour la Coupe du Monde de la FIFA, Corée/Japon 2002 dans la Zone Amérique du Sud. Equipe dotée d'un passé peu glorieux, elle a créé la surprise en décrochant sa qualification et en mettant les Brésiliens en difficulté : les Equatoriens ont terminé en tête de leur Groupe et devancé les champions du monde d'un point. Quatre ans plus tard, le groupe conduit par Luis Suárez a réédité l'exploit en se classant juste derrière l'Argentine et le Brésil. Le voilà qualifié pour la deuxième fois consécutive à la phase finale de la grand-messe du ballon rond !

Une fois de plus, les Equatoriens ont décroché leur qualification lors de l'avant-dernière journée, grâce à un nul à domicile face à l'Uruguay. Cependant, les choses n'ont pas toujours été en rose : vers juillet 2004, après sept journées de compétition et une sortie catastrophique lors de la Copa América péruvienne, Hernán Darío Gómez décide de jeter l'éponge. En absence du gourou qui a mené les Amarillos à leur première Coupe du Monde de la FIFA, le Colombien Luis Suárez prend les rênes de l'équipe et entreprend de poursuivre l'oeuvre de son prédécesseur.

L'Equateur fonde alors sa qualification sur un travail impeccable réalisé à domicile : l'équipe y est restée invaincue et y a enregistré pas moins de 23 points. Ce chiffre, déjà significatif, gagne davantage en importance si l'on tient en compte que l'Equateur a engrangé au total 28 points, soit 3 de moins que lors de la précédente édition. En revanche, il est évident que les joueurs souffrent de contre-performances à l'extérieur, où ils ne sont ni soutenus par leur public ni favorisés par les 2 850 mètres d'altitude de leur forteresse imprenable de Quito. En résumé, le onze équatorien a enregistré 8 victoires, 4 nuls et 6 défaites, avec 23 buts marqués et 19 encaissés.

Pour ce qui est de son palmarès, la sélection affiche donc à son compteur une participation à la phase finale de Corée/Japon 2002. Avant le début de cette édition, les pronostiqueurs les donnaient d'office perdants, promis à une courte aventure en Extrême Orient. Mais, personne ne peut oser affirmer que les Equatoriens ont démérité. Car, lors de leur dernière rencontre, ils ont réussi à dominer (1-0) le troisième de l'édition 1998, la Croatie, grâce à un but d'Edison Méndez.

Au début des éliminatoires précédentes, l'Equateur occupait alors la 71e place au Classement Mondial FIFA/Coca-Cola. Depuis lors, le pays est remonté à la 34e position, progression qui reflète la bonne santé de son football au niveau international. Il convient toutefois de rappeler que les Equatoriens ont connu, à chaque fois, une entame de compétition difficile. Mais à chaque fois, ils ont su améliorer leurs performances, rectifier le tir et vaincre, entre autres, la sélection brésilienne.

Cette fois-ci, la personne chargée de conduire l'équipe dans cette nouvelle aventure sera le Colombien Luis Suárez, un homme formé par Francisco Maturana et son prédécesseur, Hernán Darío Gómez. De tempérament chaud, tout comme ses compatriotes, ce stratège a su remonter le moral de ses troupes au c½ur de la crise. Conjuguant jeunesse et expérience, il a réalisé l'exploit attendu. S'il jouit à l'heure actuelle d'une réputation acquise grâce à cette qualification, il ne cesse d'affirmer avec persistance la nécessité de "continuer à travailler afin d'aller plus loin qu'il y a quatre ans".

Pour atteindre cet objectif, le Colombien compte sur une équipe tactiquement équilibrée et rassurante. Faut-il citer quelques noms ? Parmi les joueurs de la nouvelle génération, promis à un brillant avenir en Europe, on compte Christian Lara, Luis Valencia et Franklin Salas. Ceux-ci, ajoutés aux expérimentés Ulises de La Cruz, Iván Hurtado, Edison Méndez et l'infatigable Agustín Delgado, représentent les chances équatoriennes à la Coupe du Monde de la FIFA de l'année prochaine. Forte de l'expérience acquise il y a quatre ans et d'une soif véritable de gloire, la sélection équatorienne ne sera pas un morceau facile à croquer à Allemagne 2006.
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# Posté le mercredi 23 novembre 2005 04:41

Modifié le vendredi 22 juin 2007 05:59

Espagne

Espagne
L'Espagne en quête de gloire

L'Espagne a beau posséder l'un des meilleurs championnats du monde, son équipe nationale continue de décevoir les supporters. Alors que les clubs connaissent régulièrement la réussite sur la scène européenne, le dernier – et unique – succès de la Furia Roja remonte à l'Euro 64, soit quarante ans de disette.

Comme souvent, l'Espagne, cette fois emmenée par José Antonio Camacho, s'est présentée à Corée/Japon 2002 avec l'encombrante étiquette de favorite. Et comme toujours, elle a connu une grande désillusion, se faisant éliminer en quart par les Sud-coréens. Cette défaite sera d'ailleurs le dernier match sous les couleurs espagnoles de deux tauliers : Luis Enrique et le capitaine Fernando Hierro.

A l'Euro 2004 au Portugal, le groupe retenu par Iñaki Sáez n'a pas été à la hauteur des espoirs placés en lui, échouant lamentablement en phase de groupes. Ce retour au bercail prématuré a consommé le divorce entre les aficionados et la sélection en même temps qu'il a entraîné la démission de Sáez.

L'arrivée de Luis Aragonés a toutefois rallumé la flamme dans le c½ur des Espagnols. Fort de sa très grande expérience, le Sage de Hortaleza – banlieue madrilène où il est né – comptera sur de nombreux joueurs aguerris aux joutes internationales pour qualifier son pays à Allemagne 2006. Emmenée par Raúl, le capitaine du Real Madrid, et protégée par l'excellent Iker Casillas dans les cages, l'avant-dernière génération de talents espagnols a pour défi d'effacer les échecs passés et de ramener le trophée 2006 dans un pays qui, comme d'habitude, attend beaucoup d'elle.

# Posté le mercredi 23 novembre 2005 04:42

Modifié le vendredi 22 juin 2007 06:00