Iran

Iran
L'Iran de retour en phase finale

Remis de la déception de ne pas avoir participé à la première phase finale organisée en Asie en 2002, l'Iran reviendra sous les feux des projecteurs lors d'Allemagne 2006.

La compétition préliminaire n'a cependant pas toujours été un long fleuve tranquille. En juin 2004, une défaite 1-0 à domicile contre la Jordanie avait en effet compromis les chances de qualification iranienne. Les hommes de Branko Ivankovic ont trouvé leur rythme cet été, à l'occasion de la Coupe d'Asie de l'AFC, en atteignant le dernier carré après une victoire mémorable en quart de finale sur la République de Corée (4-3). Leur confiance retrouvée, ils ont ensuite dominé le match retour contre la Jordanie et remporté une victoire cruciale sur le score de 2-0.

Cette rencontre a été pour l'Iran l'occasion de fêter le retour de Vahid Hashemian, l'attaquant exilé en Allemagne. L'impact de ce dernier a été décisif dans le dernier tour de la compétition préliminaire. Après un nul vierge initial à Bahreïn, Hashemian a inscrit les deux buts de la victoire iranienne sur le Japon en mars 2005 (2-1). C'était le début d'une série de quatre victoires qui allait assurer à l'Iran son billet pour la phase finale. En perdant à Tokyo lors de la dernière journée, les Iraniens ont abandonné la première place du Groupe B au Japon, mais leur qualification pour la phase finale était d'ores et déjà acquise.

Triple champion d'Asie, c'est en tant que seul représentant de cette région que l'Iran décroche son premier billet pour une phase finale de Coupe du Monde de la FIFA, Argentine 1978. 20 ans plus tard, les Iraniens pratiquent un football offensif lors d'un match de barrage aller-retour contre l'Australie et se qualifient pour France 1998 grâce aux buts inscrits à l'extérieur. En France, ils remportent leur première victoire en phase finale contre les Etats-Unis, à Lyon (2-1). L'espoir d'une seconde participation consécutive à une phase finale s'éteint en 2001 lorsque l'Iran doit s'incliner en match de barrage devant la République d'Irlande.

Ivankovic, le sélectionneur croate de l'équipe, a débuté comme assistant de son prédécesseur, Miroslav Blazevic, qui s'est retiré après l'échec de l'Iran en compétition préliminaire pour Corée/Japon 2002. Ses débuts à la tête de l'équipe sont prometteurs : sous sa direction, l'Iran s'adjuge les Jeux Asiatiques 2002. Il présente depuis lors un remarquable bilan. Il a intégré de jeunes joueurs, créé un véritable esprit d'équipe, et persuadé Hashemian, dont l'emprise sur l'équipe est évidente, de mettre fin à son exil.

Même si c'est le vétéran Ali Daei qui termine meilleur buteur de la compétition préliminaire avec neuf buts, la Melli se rendra en Allemagne avec une formation rajeunie. Le groupe actuel est considéré par beaucoup comme le meilleur de l'histoire du football iranien. De nombreux jeunes talents entourent le trio de stars composé du Joueur de l'Année de l'AFC Ali Karimi, de l'énergique milieu de terrain Mehdi Mahdavika et de Hashemian.
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# Posté le samedi 19 novembre 2005 07:43

Costa rica

Le Costa Rica veut renouer avec son histoire

Le Costa Rica est devenu un invité habituel des compétitions les plus importantes de la planète Football. Non sans souffrir, les protégés d'Alexandre Guimaraes se sont logiquement ouvert les portes de la Coupe du Monde de la FIFA, Allemagne 2006, où ils tenteront d'égaler les bons résultats récoltés par le passé.

La qualification des Ticos n'a rien eu d'un long fleuve tranquille. La première double confrontation, face à Cuba, ils ne l'ont passée que grâce à un plus grand nombre de buts inscrits à l'extérieur après deux matches nuls peu glorieux. La première phase de poules ne s'est pas passée beaucoup mieux, puisque le Costa Rica a décroché sa qualification au bout du suspense, avec un match nul pour le moins tendu obtenu face au Honduras à Tegucigalpa (0-0).

Le tournoi Hexagonal final a commencé sous les mêmes auspices. Après une défaite à domicile contre le Mexique (1-2), un match nul face à Trinidad et Tobago (0-0), un échec contre les Etats-Unis et un succès à la dernière seconde sur le Panama (2-1), les Centre-américains se sont retrouvés en bien mauvaise posture. Mais les choses se sont arrangées avec le retour d'Alexandre Guimaraes, l'homme qui les avait qualifiés pour Corée/Japon 2002. Sous la houlette du nouveau sélectionneur, les Tricolores ont vaincu le Guatemala (3-2), le Panama (3-1), Trinité et Tobago (2-1) et les Etats-Unis (3-0), confirmant leur qualification pour l'Allemagne avant de s'incliner face au Mexique (0-2) et au Guatemala (1-3).

C'est ce parcours qui a permis à l'équipe costaricaine de réserver un billet pour la troisième Coupe du Monde de la FIFA de son histoire. Si ses incursions mondialistes ont été peu nombreuses, elles n'ont pas été moins mémorables. Tant à Italie 1990 que lors de Corée/Japon 2002, les Centre-américaines ont surpris les observateurs avec un jeu chatoyant et des vedettes très souriantes.

Demandez, par exemple, à un fan écossais ou à un supporter suédois s'il se souvient des démarrages de Hernán Medford ou des parades de Luis Gabelo Cornejo, les deux héros qui ont permis au petit pays de se frayer un passage jusqu'au second tour de l'édition italienne, au détriment de ses deux illustres rivaux européens. Malheureusement, les Ticos n'ont pu rééditer cette prouesse en terres asiatiques et ce, malgré un football très spectaculaire qui leur avait permis d'inquiéter le Brésil et d'échouer aux portes des huitièmes, la faute à une moins bonne différence de buts que la Turquie.

En dépit de ses cahotements en phase préliminaire, il serait imprudent de ne pas compter sur le Costa Rica cuvée 2006. Car les Ticos actuels n'ont rien à envier à ceux qui ont émerveillé les éditions précédentes et ils pourraient bien créer la surprise.

Les supporters de toute la planète Football pourront ainsi contempler la solidité défensive de Gilberto Martínez, l'audace de Walter Centeno et, bien sûr, l'efficacité de la grande star, Paulo Wanchope, bien décidé à s'offrir une dernière Coupe du Monde de la FIFA à la hauteur de l'édition italienne de 1990.
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# Posté le samedi 19 novembre 2005 07:45

Modifié le lundi 25 juin 2007 03:04

Côte d'Ivoire

Côte d'Ivoire
La Côte d'Ivoire rêve éveillée

A l'instar de la Jamaïque lors de France 98 ou du Sénégal et de la Chine à Corée/Japon 2002, les Eléphants de Côte d'Ivoire seront une des grandes attractions de la prochaine Coupe du Monde de la FIFA, Allemagne 2006. Une première pour eux !

Au lendemain du tirage au sort de la compétition préliminaire, personne n'aurait osé parier sur la Côte d'Ivoire, parachutée par le destin dans le Groupe 3 en compagnie du Cameroun, de l'Egypte, du Soudan et de la Libye. Face aux participations camerounaises (cinq) et égyptiennes (deux) à la Coupe du Monde de la FIFA, les Ivoiriens ne pouvaient se glorifier que d'une Coupe d'Afrique des nations remportée en 1992 au Sénégal. Ils n'avaient même pas participé à la dernière CAN en Tunisie.

Pourtant, les Eléphants démarrent en trombe, enchaînant quatre victoires pour une défaite lors des matches aller. Moment fort de cette première 'phase', la victoire obtenue au Caire face à l'Egypte (2-1). La veille, ils avaient tristement fait leurs adieux à leur entraîneur-adjoint Mama Ouattara, décédé en pleine séance d'entraînement. Ils se font alors la promesse d'honorer sa mémoire en empochant le ticket qualificatif.

Leaders, les Ivoiriens entament les matches retour avec la même envie, mais sans toutefois être aussi efficaces.

Faciles vainqueurs du Bénin à domicile (3-0), ils marquent une pause dans leur progression en obtenant un nul vierge à Tripoli face à la Libye. Entre temps, le Cameroun, blessé dans son orgueil, s'est promis de remporter ses cinq matches retour. Les Lions indomptables réduisent ainsi l'écart et talonnent les Ivoiriens avant leur opposition d'Abidjan.

Pour la 'finale' de ce groupe, personne n'imaginait voir la Côte d'Ivoire perdre au « Félicia ». Un match nul aurait même été suffisant. Mais Le Cameroun s'impose (3-2) et s'empare de la première place avant la dernière journée. Les Eléphants ne sont plus maîtres de leur destin et ne s'imaginent plus voir le Cameroun trébucher.

Sur les bords de la lagune Ebrié, on n'y croit plus... Jusqu'à l'intervention du « miracle d'Omdurman ». La Côte d'Ivoire s'impose au Soudan (3-1) et voit le Cameroun tenu en échec par l'Egypte à Yaoundé (1-1). La « qualification divine », comme les Ivoiriens aiment à l'appeler, est en poche.

Si les Eléphants ont pu composter cet historique ticket pour l'Allemagne, ils le doivent à une génération exceptionnelle de footballeurs, formés pour la plupart à l'Académie de Jean Marc Guillou. Une promotion représentée par Aruna Dindane, Kolo Touré, Didier Zokora, Arthur Boka, Blaise Kouassi, Barry Copa, entre autres... Evoluant et progressant ensemble depuis de nombreuses années, ces joueurs étaient programmés pour cette Coupe du Monde de la FIFA 2006.

Si vous y associez le formidable attaquant de Chelsea, Didier Drogba (neuf buts), vous comprenez aisément la réussite de cette équipe ivoirienne. L'ancien marseillais sait mieux que quiconque pousser les siens par son mental de gagneur. Il est devenu petit à petit le leader incontesté de ce groupe.

Son duo avec Aruna Dindane, le plus prolifique de la Zone africaine reste la clé du succès ivoirien. Le pensionnaire du RC Lens a su se montrer à la fois buteur (six) et passeur sur l'ensemble de la compétition préliminaire. Il ne faut pas non plus oublier Bonaventure Kalou et sa formidable qualité de passes, Kolo Touré et son capitaine Cyrille Domoraud, tours de contrôle de la défense centrale, mais aussi le portier Jean Jacques Tizié, devenu indispensable.

Mais ce formidable ensemble ne serait rien sans son chef d'orchestre : le Français Henri Michel. Les Eléphants sont la quatrième sélection qu'il aura conduit à une Coupe du Monde de la FIFA (France, Cameroun et Tunisie). En vieux briscard, il a su éviter tous les pièges tendus par ses alter ego. S'il a été critiqué dans ses choix tout au long de ces éliminatoires, il s'est entêté à suivre la voie qu'il s'était tracée. Son absence lors du retour triomphal des siens à Abidjan après la qualification montre aussi l'humilité de cet homme.

Un technicien sans doute blessé par toutes les critiques dont il a été l'objet. Et qui attendra l'été 2006 pour faire mentir tout ce petit monde.
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# Posté le samedi 19 novembre 2005 07:47

Modifié le mercredi 23 novembre 2005 04:34

Croatie

Croatie
La Croatie rêve de nouveaux succès

En finissant en tête du Groupe 8 de la Zone européenne, la Croatie accède pour la troisième fois consécutive en phase finale de Coupe du Monde de la FIFA. Totalisant sept victoires et trois matches nuls en dix rencontres, les hommes de Zlatko Kranjcar terminent à égalité de points avec leurs principaux rivaux, les Suédois, mais devancent ces derniers pour les avoir battus à deux reprises.

Le 8 septembre 2004 à Göteborg, les Croates s'imposent à l'extérieur (1-0) grâce à Darijo Srna et confirment ainsi l'étendue de leurs ambitions. Trois jours après le 3-0 infligé à la Hongrie, le ton est donné. Malgré un demi-revers à domicile face à la Bulgarie, qui refait un retard de deux buts pour finalement obtenir le partage des points, les Vatreni repartent de plus belle en alignant quatre succès d'affilée entre mars et juin 2005. Ils trébuchent une deuxième fois en concédant un médiocre 1-1 à Malte, ce qui les met au pied du mur contre la Suède à Zagreb où, le 8 octobre 2005, ils doivent absolument vaincre pour pouvoir espérer remporter le Groupe 8. C'est exactement ce qu'ils feront, encore une fois par l'intermédiaire de Srna.

Indépendante depuis 1991 seulement, la Croatie devient membre de la FIFA en 1992 et se constitue vite un joli palmarès sur la scène internationale. Les Zvonimir Boban, Robert Prosinecki, Davor Suker, Robert Jarni et autre Igor Stimac faisaient tous partie de la sélection yougoslave victorieuse du Championnat du Monde Juniors de la FIFA 1987. Onze plus tard, cette génération qualifie la jeune république pour sa première phase finale de Coupe du Monde de la FIFA, en France.

Résultat : un parcours exceptionnel jusqu'en demi-finale, avec au passage un 3-0 sans appel en quart contre l'Allemagne et une défaite de justesse contre les Bleus en demi. L'équipe de Miroslav Blazevic se console alors en raflant la troisième place grâce à une victoire 2-1 contre les Pays-Bas, Suker en profitant pour s'attribuer le Soulier d'Or en inscrivant dans la "petite finale" son septième but de l'épreuve. Quatre ans plus tard, à Corée/Japon 2002, les Croates brillent moins. A l'exception des trois points pris face aux Italiens, les joueurs de Mirko Jozic livrent des prestations sans éclat. Les deux défaites contre le Mexique et l'Equateur mettent fin à une campagne asiatique ratée.

Otto Baric succède à Jozic et emmène la Croatie à l'EURO 2004 de l'UEFA. Mais là encore, les rouges et blancs se font sortir dès le premier tour. Exit Baric, arrive Kranjcar, ex-international yougoslave dont le fils, Niko, est l'un des grands espoirs du football croate. Introduit en sélection nationale par son père en dépit des critiques, Kranjcar junior est le seul titulaire régulier évoluant dans le championnat croate. Lors de la victoire 3-1 en Bulgarie, son but et sa passe décisive ont confirmé son statut d'étoile montante. Il apporte une touche créative à un milieu de terrain à trois somme toute très fonctionnel.

Aux autres postes, Igor Tudor et les frères Niko et Robert Kovac apportent de l'expérience tandis que les deux arrières latéraux, Srna – auteur de quatre buts en éliminatoires – et Marko Babic, n'hésitent pas à attaquer pour servir l'avant-centre vedette Dado Prso. Avec cinq réalisations, ce dernier est le meilleur buteur croate de la compétition préliminaire
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# Posté le samedi 19 novembre 2005 07:48

République tchèque

République tchèque
Les Tchèques continuent sur leur lancée

Malgré une surprenante défaite face à la Grèce en demi-finale, les Tchèques peuvent se vanter d'avoir produit le meilleur football de l'Euro 2004. L'équipe de Karel Brückner s'est montrée particulièrement à son avantage lors du premier tour, au cours duquel elle aura enregistré quelques succès mémorables, comme ceux face aux Pays-Bas et à l'Allemagne. Incontestablement, la République Tchèque restera comme l'une des équipes les plus ouvertes et les plus plaisantes de cette édition.

Grâce à ces superbes performances, la République Tchèque accède désormais au cinquième rang du Classement Mondial FIFA/Coca-Cola, ce qui fait d'elle une des grandes nations du football. Avec des joueurs évoluant dans les meilleurs championnats européens, l'équipe tchèque fera sans aucun doute partie des grands favoris lors de la compétition préliminaire de la Zone européenne pour la Coupe du Monde de la FIFA, Allemagne 2006 (à partir d'octobre prochain).

Les hommes de Brückner auront fort à faire pour sortir en tête du Groupe 1, mais avec des joueurs comme Pavel Nedved, Jan Koller et Karel Poborsky, ils ont les moyens de leurs ambitions.

En outre, le groupe tchèque pourra compter sur de jeunes joueurs de talent qui ont fait leurs débuts internationaux lors de l'Euro 2004. Avec une telle abondance de biens, les Tchèques ont de quoi faire des envieux.

La nouvelle génération, emmenée par l'attaquant Milan Baros (22 ans), le meneur de jeu Thomas Rosicky (23 ans) et le gardien de but Petr Cech, est particulièrement prometteuse. Ces "nouveaux venus" ont tous fait leurs preuves au Portugal en alignant les grandes performances.

Une chose est sûre : la compétition préliminaire de la Zone européenne pour la Coupe du Monde de la FIFA, Allemagne 2006, sera une nouvelle occasion pour les Tchèques de faire la démonstration de leur talent et d'enchanter les amateurs de football partout dans le monde. Il ne reste plus aux autres équipes du Groupe 1 qu'à bien se tenir.
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# Posté le samedi 19 novembre 2005 07:48