Trinidad et Tobago

Trinidad et Tobago
Trinidad et Tobago toujours en course

Bonne dernière de la poule finale de la compétition préliminaire pour Corée/Japon 2002, l'équipe de Trinidad et Tobago s'est reprise de façon admirable lors des éliminatoires pour Allemagne 2006. Une victoire sur Bahreïn lors du match de barrage aller-retour programmé pour la mi-novembre permettrait aux insulaires de devenir la deuxième équipe caribéenne de l'histoire à se qualifier pour la phase finale de la Coupe du Monde de la FIFA. Seule la Jamaïque les a précédés lors de France 1998.

Après des débuts difficiles en poule finale – un seul point marqué en trois matches et une défaite humiliante contre le Guatemala (5-1) – l'ancien sélectionneur Bertille St. Clair a été remplacé par le maître tacticien néerlandais Leo Beenhakker.

Le changement a immédiatement porté ses fruits, Trinidad et Tobago pratiquant un football plus discipliné et porté vers l'avant. Réputés pour leur technique naturelle et leur talent dans les duels en un contre un, les Soca Warriors ont subitement fait preuve d'une grande solidité mentale et de gestes défensifs inhabituels de leur part. Scott Sealy, le jeune attaquant évoluant aux États-Unis, avait même confié à FIFAworldcup.com : "Nous sommes une nouvelle équipe, nous ne nous rendrons pas sans nous battre".

Il avait raison. Dos à dos avec le Guatemala à l'entame de la dernière journée de la compétition préliminaire, les Trinidadiens sont venus à bout des Mexicains pour décrocher la quatrième place du groupe, synonyme de barrage contre Bahreïn, cinquième de la Zone Asiatique.

Menés 0-1 après avoir raté un penalty, les Soca Warriors ont pu compter sur le jusqu'au-boutisme de Stern John. Soucieux de se racheter après son penalty manqué, ce dernier allait inscrire le but de la victoire dans le Hasely Crawford Stadium de Port d'Espagne. Le retour aux affaires de Russel Lattapy, sorti de sa retraite internationale à 37 ans, et la grande forme affichée par Dwight Yorke ont largement contribué à cette victoire. La capitale trinidadienne pouvait exulter et tirer un trait sur le terrible souvenir de 1989. À l'époque, alors qu'un nul suffisait à la qualifier pour Italie 1990, Trinidad et Tobago avait courbé l'échine devant les États-Unis lors de la dernière journée de la compétition préliminaire. Une cruelle déception pour tous les fans de football de l'île.
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# Posté le vendredi 18 novembre 2005 08:29

Modifié le vendredi 22 juin 2007 06:00

Argentine

Argentine
Pour oublier la déception asiatique

Toujours un peu dans l'ombre historique de l'immense Diego Armando Maradona, l'Argentine n'en demeure pas moins un perpétuel prétendant au titre, en dépit des espoirs déçus lors de la Coupe du Monde de la FIFA, Corée/Japon 2002. Aujourd'hui plus expérimentés, les Albicelestes préparent leur revanche. En juin 2005, ils sont devenus la première équipe sud-américaine à se qualifier pour le tout prochain rendez-vous mondial.

Pendant la phase éliminatoire, l'équipe argentine est passée par différents états d'âme : incertitude au début, solidité et confiance au fil des rencontres, puis craintes du pire lors de la démission inattendue du sélectionneur Marcelo Bielsa. Après l'arrivée aux commandes de José Pekerman, les Argentins ont décroché leur qualification tant attendue le 8 juin 2005 de la meilleure des façons : avec une belle victoire à domicile sur le Brésil. Toutefois, l'inconstance de son jeu, la pléthore de joueurs testés aux différents postes et le piètre rendement de l'équipe en déplacement alimentent les discussions sur les vraies possibilités de l'équipe et sur son schéma tactique dans la perspective de l'épreuve allemande.

Côté statistiques, l'Argentine a bouclé les qualifications avec 34 points, soit neuf de moins par rapport à sa précédente campagne, laissant le fauteuil de leader au Brésil pour la première fois depuis les trois dernières phases éliminatoires. Au final, la sélection albiceleste a enregistré 10 victoires, 4 nuls et 4 défaites, avec 29 buts inscrits contre 17 encaissés seulement, le meilleur bilan avec le Brésil, devant la Colombie. Au rayon des faits marquants, il y a du bon... et du moins bon. L'Argentine a préservé son invincibilité à domicile vieille de 12 ans, s'est imposée en Bolivie pour la première fois depuis 32 ans et a savouré le plaisir d'une qualification obtenue face au Brésil lors du derby continental. En revanche, il faut souligner la première défaite en éliminatoires face au Paraguay et la fin de 16 ans d'invincibilité contre l'Uruguay lors du clásico du Rio de la Plata.

Au coup d'envoi de la Coupe du Monde de la FIFA, Allemagne 2006, vingt ans se seront écoulés depuis le triomphe de l'Argentine de Diego Maradona au Mexique en 1986. A cette époque-là, forte de sa victoire dans deux des trois dernières éditions, l'Argentine est persuadée d'installer tôt ou tard sa suprématie sur le ballon rond et d'égaler le palmarès de son voisin brésilien. Son parcours jusqu'en finale de la Coupe du Monde de la FIFA, Italie 1990, lui laisse entrevoir un troisième titre en quatre éditions, un exploit que seule la Seleção est parvenue à réaliser, entre 1958 et 1970. Mais l'Allemagne se dresse sur son chemin et lui subtilise logiquement le trophée.

Quatre ans après, Maradona emmène les siens aux Etats-Unis 1994, où les Argentins font figure de sérieux candidats au titre. Cependant, à la suite d'un contrôle antidopage positif, El Pibe de Oro est écarté de l'effectif. C'est le commencement de la fin pour l'équipe d'Alfio Basile. Ainsi débute l'ère post-Maradona. Une campagne satisfaisante à France 1998 donne aux Argentins le bonheur d'une victoire contre l'Angleterre au second tour, mais s'achève également par la déception du but magnifique de Dennis Bergkamp, qui fait sombrer la sélection albiceleste dans les ultimes moments de son quart de finale. Très compétitive, cette équipe n'a pas le dynamisme et la combativité de celle participant à Corée/Japon 2002, qui tombe pourtant au premier tour, à la stupéfaction générale.

Après cette déception, l'Argentine prend les mêmes et recommence, démontrant une belle stabilité. Le sélectionneur Marcelo Bielsa entame la phase de qualification pour l'Allemagne 2006 et obtient de bons résultats jusqu'en septembre 2004, dont une place de finaliste à la Copa América et une médaille d'or aux Jeux d'Athènes, la première de l'histoire du football albiceleste. Mais, à la surprise générale, el Loco jette l'éponge, laissant sa place à José Pekerman, qui prend la barre dans une situation très confortable. Le nouveau sélectionneur, au passé de footballeur peu connu, a gagné la confiance de la fédération argentine de football grâce à son travail dans les équipes de jeunes. A titre d'exemple, il a remporté trois Championnats du Monde Juniors de la FIFA, au cours desquels il a formé plusieurs joueurs aujourd'hui retenus dans l'équipe fanion.

La plupart de ces joueurs n'évoluent pas dans les plus grands clubs du monde, mais leur talent indéniable fait rêver les supporters. Séduits par l'intégration de Juan Román Riquelme, Javier Mascherano et Javier Saviola, entre autres, rassurés par l'apport toujours déterminant des expérimentés Roberto Ayala, Juan Pablo Sorín, Pablo Aimar et Hernán Crespo, les Argentins viennent de découvrir une autre perle rare, exploitable à brève échéance, en la personne de Lionel Messi. Le jeune pensionnaire du FC Barcelone vient de remporter le Championnat du Monde Juniors de la FIFA, Pays-Bas 2005, dont il a été sacré meilleur buteur et meilleur joueur. Sans lui, les poulains de Pekerman sont montés sur la deuxième marche du podium de la Coupe des Confédérations de la FIFA disputée en Allemagne. Avec lui, avec un groupe plus sûr de son football, le coach voudra prendre en 2006 la revanche dont il a tant rêvé.
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# Posté le vendredi 18 novembre 2005 08:34

Modifié le vendredi 22 juin 2007 06:01

Ghana

Ghana
Les Black Stars brillent de mille feux

Le parcours historique du Ghana, en route pour sa première phase finale de la Coupe du Monde de la FIFA, a débuté par une victoire aisée contre la Somalie - 7-0 au cumul des deux matches - qui lui a ouvert la porte de la phase de poules.

Versés dans le Groupe 2, avec l'Afrique du Sud, pays organisateur de la Coupe du Monde de la FIFA 2010, les Ghanéens ont commencé leur campagne par une défaite, 1-0 au Burkina Faso. Ils ont cependant montré, ensuite, leurs réelles ambitions, en venant à bout des Bafana Bafana 3-0 à Kumasi le 20 juin 2004, une victoire prestigieuse scellée par des buts de Sulley Ali Muntari et du capitaine Stephen Appiah, à deux reprises.

A la faveur d'un succès 2-0 sur le Cap-Vert, encore à Kumasi - considéré depuis comme leur terrain porte-bonheur - les Ghanéens se sont ensuite installés en tête du groupe, en septembre 2004. Leur élan a cependant été stoppé net, après le départ soudain de Mariano Barreto, leur entraîneur, appelé à prendre en mains les destinées du club portugais de Maritimo.

Après un bref intérim de Sam Arday, Ratomir Dujkovic a pris les rênes de l'équipe, fin 2004. Le règne du Serbe a commencé par un match nul avec le Congo RD, suivi d'une victoire à l'arraché contre le Burkina-Faso, 2-1 à domicile, le 5 juin 2005. Quinze jours après, les Black Stars ont confirmé leur retour en forme par un mémorable succès, 2-0 en Afrique du Sud, et repris le commandement du groupe. Ce faisant, les portes de l'Allemagne se sont un peu plus ouvertes. Gardant la tête froide pour battre l'Ouganda, ils ont ensuite composté leur billet, avec la manière, par une ultime victoire 4-0 à Praia, aux dépens du Cap-Vert.

Attendue depuis longtemps, l'arrivée du Ghana sur la plus grande scène du football international est plus que légitime. Les joueurs d'Afrique centrale affichent, en effet, quatre Coupes d'Afrique des Nations à leur compteur – 1963, 1965, 1978 et 1982 –, ainsi que deux titres de Champions du Monde U-17 de la FIFA. En outre, les Black Stars ont révélé, au fil des ans, quelques-uns des joueurs les plus talentueux d'Afrique, qu'ils aient pour nom Osei Koffi, Abdulrazak Karim, Ben Acheampong ou George Al Hassan, sans oublier les étoiles des années 90 que sont le Marseillais Abedi Pelé et Anthony Yeboah.

Paradoxalement, ce succès survient à une époque où le Ghana compte moins de stars et s'appuie sur une kyrielle de jeunes formés à la discipline par coach Dujkovic. Ce dernier a d'ailleurs donné très vite un avant-goût de ses intentions, en évinçant du groupe Samuel Kuffour, l'ancien capitaine.

Aujourd'hui, le rayonnement des Black Stars repose sur les épaules d'Appiah, porteur du brassard, et du Blues Michael Essien, le joueur le mieux payé de toute l'histoire du football africain. Avec eux, plus Muntari, le talentueux joueur d'Udinese, le milieu de terrain du Ghana a plutôt fière allure. Quant aux attaquants, Asamoah Gyan et Matthew Amoah, le buteur de Vitesse Arnhem, de retour après quasiment deux années de traversée du désert international, ils ont pour mission de concrétiser les efforts de leurs partenaires.
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# Posté le vendredi 18 novembre 2005 08:36

Japon

Japon
Japon : le « football du futur »

C'est grâce à un nul face à la Belgique suivi de deux victoires sur la Russie et la Tunisie que le Japon s'est assuré la première place du Groupe H de la Coupe du Monde de la FIFA, Corée/Japon 2002. Ainsi qualifiée pour la première fois pour les matches à élimination directe, l'équipe du Français Philippe Troussier s'est honorablement inclinée 0-1 face à des Turcs qui allaient tout de même monter sur la troisième marche du podium.

Ajoutée aux exploits de la Corée du sud, cette prestation globalement impressionnante a démontré une fois pour toutes que les équipes asiatiques sont parfaitement compétitives au plus haut niveau. Sous la houlette de son nouvel entraîneur, le légendaire Zico, la formation japonaise aura à c½ur de confirmer ce parcours et de prouver qu'elle est la plus forte du continent asiatique.

Les progrès accomplis en l'espace de dix ans par le football nippon s'expliquent en partie par la création en 1993 de la J-League, dont le succès a été immédiat. Après la terrible désillusion de la non qualification pour États-Unis 94, la faute à une égalisation de dernière minute des Irakiens, le Japon a relevé la tête en obtenant quatre ans plus tard, lors d'un match de barrage face à l'Iran, le droit de disputer sa première phase finale de Coupe du Monde de la FIFA. L'apprentissage s'est révélé rude, puisque les nouveaux venus sont repartis de la compétition française avec trois défaites dans les valises (Argentine, Croatie et Jamaïque) ; néanmoins, leur niveau technique et tactique en a impressionné plus d'un, tout comme d'ailleurs leur joueur vedette Hidetoshi Nakata, qui a par la suite rejoint la Serie A.

S'appuyant sur le groupe né de l'aventure française, Troussier a alors bâti une équipe athlétique et sûre de ses moyens, avec laquelle il allait remporter la Coupe d'Asie 2000 ; à l'approche de la compétition 2002, c'est ainsi le Japon qui, des deux pays organisateurs, semblait le plus susceptible de pouvoir sortir de son groupe. Et même si c'est au final la Corée du sud qui a le plus fait parler d'elle, les représentants du pays du Soleil Levant ont réussi l'historique exploit de marquer les premiers points de leur pays et montré qu'ils avaient du talent à revendre.

Tout comme Nakata en 1998, c'était au tour du jeune (24 ans) milieu de terrain du Feyenoord, Shinji Ono, de révéler au monde l'étendue de son talent, lequel lui a valu d'être désigné Joueur Asiatique de l'année 2002. Malgré leurs obligations en club, Nakata et Ono devraient encore rendre de fiers services à leur équipe lors des qualifications pour le grand rendez-vous de 2006. Zico pourra en outre compter sur une autre star montante, Shunsuke Nakamura, le joueur de la Reggina, meilleur buteur nippon de la Coupe des Confédérations de la FIFA, France 2003. Agé de 26 ans, ce meneur de jeu a été un pion essentiel d'une formation nippone diminuée qui a su conserver sa couronne continentale à l'occasion de la Coupe d'Asie 2004 en Chine.

Les Japonais, dont Michel Platini dit qu'ils pratiquent "le football de demain", espèrent bien que l'avenir les mènera à la phase finale d'Allemagne 2006.

Pourtant, les champions d'Asie se sont faits malmener par Oman au deuxième tour de la compétition préliminaire pour la Coupe du Monde de la FIFA 2006. Lors de la première journée, les Omanais ont tenu le nul 90 minutes durant, ne succombant que dans les arrêts de jeu à un but de Tatsuhiko Kubo. Au match retour, décisif, les protégés de Zico ont toutefois réaffirmé leur autorité en s'imposant grâce à Takayuki Suzuki en seconde période.
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# Posté le vendredi 18 novembre 2005 08:38

Modifié le vendredi 22 juin 2007 05:59

Angleterre

Angleterre
L'Angleterre n'aime plus le suspense

Inventrice et législatrice du football mondial, l'Angleterre nourrit une passion de longue date pour le ballon rond. Qui le lui rend mal, du reste, puisque la victoire lors de la Coupe du Monde de la FIFA en 1966 reste à ce jour la seule ligne au palmarès de l'équipe aux trois lions.

En 2006, il y aura quarante ans que Bobby Moore brandissait la coupe Jules Rimet. Pourtant, le onze anglais s'en ira en Allemagne affublé du rang de co-favori, même si quelques déboires ont émaillé la fin d'une campagne éliminatoire relativement tranquille. Après avoir ramené un point d'Autriche (2-2) en lever de rideau, les hommes de Sven-Goran Eriksson ont empilé six victoires d'affilée avant de subir un camouflet en Irlande du Nord le 7 septembre 2005 (1-0).

Un affront qui faisait d'autant plus désordre que l'Angleterre s'était déjà inclinée au Danemark (4-1) un mois plus tôt. Finalement, les Sujets de Sa Majesté a fait taire les critiques en matant l'Autriche et la Pologne à la maison pour s'emparer de la première place du Groupe 6 avec huit victoires (un record) et une seule défaite en dix matches.

Depuis Brésil 1950, l'Angleterre a disputé onze phases finales de la Coupe du Monde de la FIFA. Hormis la glorieuse édition 1966, son meilleur résultat reste une demi-finale d'Italie 1990, lors de laquelle l'Allemagne de l'Ouest lui avait fait mordre la poussière à l'issue des tirs au but. Il y a quatre ans en Corée/Japon, les Anglais s'inclinaient pour la cinquième fois au stade des quarts de finale. Michael Owen avait ouvert la marque, mais cela n'avait pas suffi face à l'irrésistible retour du Brésil (2-1).

Lors du Championnat d'Europe 2004, enfin, l'Angleterre trébuchait à nouveau en quarts. Cette fois, c'est le Portugal, pays organisateur, qui s'imposait aux tirs au but. Maigre consolation, la compétition avait permis au jeune Wayne Rooney de se révéler. Aujourd'hui âgé de 20 ans, ce prodigieux attaquant est désormais la principale source d'inspiration du onze national.

Mais Rooney n'est pas le seul joueur de calibre mondial à évoluer dans une équipe qui peut également compter sur l'attaquant Owen et sur les milieux de terrain David Beckham, Steven Gerrard et Frank Lampard. La défense anglaise, quant à elle, est un roc au sein duquel John Terry commence à revendiquer une place de titulaire central aux côtés des Rio Ferdinand ou Sol Campbell.

En poste depuis 2000, le Suédois Eriksson a connu son heure de gloire en septembre 2001, quand son équipe était allée s'imposer 5-1 en Allemagne lors de la compétition préliminaire pour la Coupe du Monde de la FIFA 2006. L'Angleterre sera-t-elle capable d'y rééditer l'exploit l'été prochain ?
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# Posté le vendredi 18 novembre 2005 08:39

Modifié le vendredi 22 juin 2007 06:00