Plus que 32 !!

Plus que 32 !!
Elles ne sont plus que 32 équipes à pouvoir défendre les couleurs de leur pays dans 7 mois en Allemagne. Présentation de ses 32 dernières équipes.

# Posté le vendredi 18 novembre 2005 07:11

Allemagne : le pays organisateur

Allemagne : le pays organisateur
L'Allemagne en quête de gloire à domicile

Avec trois titres mondiaux à son palmarès, l'Allemagne est l'une des grandes nations du football mondial. L'équipe d'Allemagne a participé à toutes les Coupes du Monde de la FIFA, à l'exception de celles de 1930 et 1950. Et elle a toujours obtenu de bons résultats.

En 1954, le fameux « Onze de Walter » a soulevé la Coupe pour la première fois en battant la Hongrie qui semblait pourtant invincible lors d'une finale disputée au Wankdorf Stadium à Bern, en Suisse (3-2). Fritz Walter, Helmut Rahn et le reste de l'équipe sont ainsi devenus les idoles de tout un pays.

Vingt années plus tard, Franz Beckenbauer et Gerd Müller ont offert une nouvelle fois à l'Allemagne la gloire mondiale, cette fois à domicile. Le « Kaiser » était le capitaine de la Mannshaft victorieuse d'une fascinante finale contre une brillante équipe néerlandaise. Johan Neeskens a donné l'avantage aux Pays-Bas, mais Paul Breitner a égalisé, montrant la voie au plus grand buteur allemand de tous les temps, Gerd « Bomber » Müller, auteur du dernier but synonyme de victoire (score final 2-1). Ce moment a été magique pour les supporters allemands comme pour les amateurs de football du monde entier.

Le troisième et plus récent triomphe de l'Allemagne en Coupe du Monde de la FIFA a eu lieu en 1990, en Italie, après plusieurs défaites successives en finale (en 1982 contre l'Italie en Espagne (3-1), et en 1986 contre l'Argentine au Mexique (3-2)). Beckenbauer a de nouveau joué un rôle-clé lors de cette victoire, mais cette fois en tant qu'entraîneur de l'équipe emmenée par Lothar Matthäus. En finale, Andreas Brehme a converti un penalty sifflé contre l'Argentine, permettant à l'Allemagne de l'emporter 1-0 et lavant ainsi l'honneur de la nation après la défaite contre les Gauchos quatre années auparavant.

Lors de la Coupe du Monde de la FIFA, Corée/Japon 2002, l'Allemagne avait fait belle figure en se hissant en finale, où seul le Brésil était parvenu à la priver du titre suprême. Mais en finissant vice-champions du monde, les hommes de Rudi Völler avaient déjà réussi quelque chose d'exceptionnel. Car deux ans auparavant, la Mannschaft avait lamentablement échoué lors du Championnat d'Europe en Belgique et aux Pays-Bas.

Tout comme elle vient de passer complètement à côté de son EURO 2004 au Portugal, avec une élimination dès le premier tour. Rudi Völler tire les conséquences de cet échec et démissionne à l'issue du tournoi. Pour lui succéder, les dirigeants allemands décident de faire appel à son ancien partenaire en équipe nationale, Jürgen Klinsmann. Dès son intronisation, celui-ci place la barre très haut : "Nous voulons être champions du monde", clame-t-il fièrement.

Les ambitions de la sélection allemande reposent avant tout sur les épaules de Michael Ballack, le meneur de jeu du Bayern Munich. Promu capitaine de la Mannschaft, il doit désormais guider sur le terrain une équipe considérablement rajeunie. La Coupe des Confédérations de la FIFA 2005 a donné l'occasion à cette nouvelle génération de se faire mieux connaître du grand public. Et force est d'admettre que les jeunes pousses que sont Bastian Schweinsteiger et Lukas Podolski ont su faire naître l'enthousiasme chez les supporters allemands. Si, au final, l'équipe de Jürgen Klinsmann doit se contenter de la troisième place après la défaite (2-3) concédée en demi-finale face au Brésil, c'est désormais l'optimisme qui domine dans le camp allemand, à quelques mois du coup d'envoi de la Coupe du Monde de la FIFA 2006.
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# Posté le vendredi 18 novembre 2005 07:26

Modifié le vendredi 22 juin 2007 05:58

Brésil : tenant du titre

Brésil : tenant du titre
Le Brésil, éternel favori

Un souvenir lointain ! Ainsi peut-on qualifier les difficultés éprouvées par la Seleção lors de la compétition préliminaire pour la Coupe du Monde de la FIFA, Corée/Japon 2002. En effet, le Brésil a aujourd'hui su changer radicalement le visage du football mondial. Quatre ans après la crainte d'une non-participation à la Coupe du Monde, les Auriverdes sont actuellement champions du monde, souverains de l'Amérique du Sud, et tenants de la Coupe des Confédérations de la FIFA. Et qui plus est, ils ont fini en tête des éliminatoires de la Zone Amérique du Sud ! De quoi sans doute dissuader ses adversaires lors du prochain grand rendez-vous du ballon rond.

A présent, les vieux démons de 2001 sont exorcisés. Aujourd'hui, l'opinion publique nationale et internationale s'accorde à reconnaître que le Brésil est le favori majuscule de toujours les compétitions auxquelles il participe et qu'il finit par gagner. Et la large victoire contre le Chili (5-0), qui lui a permis d'empocher son billet pour l'Allemagne, semble nourrir les espoirs de ses supporters : les Brésiliens disposent en effet d'une pépinière à faire rêver. Regorgeant de stars, celle-ci est convoitée par tous, tant pour le nombre de ses joueurs que pour l'expérience et la qualité de ces derniers. Et cerise sur le gâteau, le Brésil est la seule nation de football au monde à n'avoir jamais manqué à une phase finale de la reine des compétitions !

Les statistiques des matches de sa phase préliminaire, la première à laquelle doit participer un champion du monde sortant, sont impressionnantes : l'équipe termine première du classement avec le plus grand nombre de buts marqués (35) et la deuxième meilleure défense (17 buts concédés). En outre, elle est restée invaincue à domicile et peut se targuer de posséder dans ses rangs le meilleur buteur de la Conmebol, l'incontestable Ronaldo, auteur de 10 réalisations. Certains pourraient sans doute considérer son revers à Buenos Aires contre l'Argentine comme la grosse tache de ses matches de qualifications. Mais, la lourde défaite infligée à ses voisins lors de la finale de la Coupe des Confédérations de la FIFA, doublée d'une première place arrachée lors de la dernière journée des éliminatoires, semblent constituer un argument de poids contre cette thèse. En bref, les champions du monde en titre se sont qualifiés pour la Coupe du Monde de la FIFA avec 34 points - quatre de plus que lors de l'édition précédente -, fruits de 9 victoires, 2 nuls et à peine 2 défaites.

Comme si les prestations actuelles ne suffisaient pas, les Brésiliens peuvent en plus se vanter d'un passé glorieux : avec cinq titres à son palmarès, la Seleção est la sélection la plus prolifique au monde, et ce hormis le fait qu'elle a disputé la finale des 3 dernières éditions de ce tournoi. Et pourtant, ses débuts dans cette compétition n'auguraient pas des lendemains aussi radieux. En effet, dans les années 1950, les Auriverdes préparent ce tournoi avec la ferme conviction qu'ils fêteront le titre dans le resplendissant et imposant stade Maracaná. Mais, c'était sans compter avec la Celeste du remarquable Obdulio Varela, qui réussit à s'imposer en finale. Huit ans plus tard, en Suède, l'équipe remporte son premier sacre grâce à un jeune de 17 ans, du nom de Pélé. Sa magie, celle de Garrincha et d'autres grandes figures du football sont à cette époque suffisantes pour permettre à l'équipe d'imposer sa suprématie. L'exploit sera réédité quelques années plus tard, d'abord au Chili en 1962, ensuite au Mexique en 1970, probablement le sacre le plus spectaculaire de tous.

Malheureusement, la retraite de Pélé n'a pas été sans conséquence pour le Brésil. Il doit en effet attendre 24 ans et user plusieurs générations de joueurs de renom avant de monter à nouveau sur la plus haute marche du podium de cette compétition mondiale. En fait, en 1994 aux Etats-Unis, bien que plus tactique que technique, l'équipe conduite par Carlos Parreira va compter sur la magie du duo Romario - Bebeto et sur Dunga, son distributeur, pour s'imposer contre l'Italie aux tirs au but. C'est alors le premier match d'une finale où le Brésil ne parvient pas à faire trembler les filets. En 1998, forte de Ronaldo en lieu et place de Romario, l'équipe conduite par le mythique Mario Zapallo essuie alors une lourde défaite contre la France en finale, déculottée dont le souvenir ne s'effacera des mémoires que quatre années plus tard. Lors de l'édition de Corée/Japon 2002, les hommes de Luiz Felipe Scolari, qui ne sont pourtant pas donnés favoris, réussissent à déjouer les pronostics et décrochent un nouveau titre, le cinquième de leur histoire, grâce au formidable génie des "trois R" : Rivaldo, Ronaldo et Ronaldinho.

Aujourd'hui, la responsabilité de mener les Sud-américains repose sur les épaules de Carlos Parreira, qui bien que n'ayant jamais évolué dans un club en tant que professionnel, peut être considéré comme un véritable expert en la matière : Il a été le préparateur physique de l'équipe sacrée championne du monde au Mexique en 1970 et le sélectionneur de celle qui a remporté le titre en 1994. Par ailleurs, il affiche à son palmarès une participation avec les équipes du Koweït et des Emirats Arabes Unis à deux Coupes du Monde de la FIFA, Espagne 1982 et Italie 1990 respectivement. Pour sa nouvelle aventure aux côtés des Verdeamarelhos, ce maître à penser a abandonné sa préférence pour un jeu défensif, qu'on lui reprochait il y a dix ans. En revanche, il a bâti une redoutable équipe à vocation offensive, dans laquelle baigne en parfaite harmonie une constellation de footballeurs naturellement doués. Toutefois, il ne faut pas s'y méprendre ! Sous sa conduite, la Seleção a corrigé certaines erreurs défensives, longtemps considérées comme son talon d'Achille.

Ainsi, les Auriverdes peuvent aujourd'hui se targuer d'avoir un gardien de très grande qualité, en l'occurrence Dida, et une défense hermétique, rapide, reposant sur des joueurs de la trempe de Cafú, Cicinho, Roque Junior, Juan, Lucio et Roberto Carlos, entre autres. La stabilité du milieu de terrain est assurée par l'expérimenté Emerson, qui peut parfois organiser le jeu en s'appuyant sur Alex. La liste qui suit n'est rien d'autre qu'un récit de magie et de talents qui valent des millions et des millions de dollars. A savoir : le jeu offensif de Parreira repose sur Juninho Pernambucano, Julio Baptista, la perle Robinho, Ronaldinho – Joueur Mondial de la FIFA 2004 –, Kaká, Adriano et Ronaldo, qui tentera en Allemagne de s'adjuger le privilège d'être le meilleur buteur de tous les temps dans l'épreuve suprême. Un cocktail explosif qui n'a d'égal que le convoité “Sixième sacre”. Plus que jamais, tout ne dépend que d'eux.
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# Posté le vendredi 18 novembre 2005 07:37

Modifié le vendredi 22 juin 2007 05:59

Italie

Italie
Les Azzurri à la conquête d'un quatrième titre

Avec trois titres de champion du monde à son palmarès, l'Italie est l'une des plus grandes nations du monde du football. Les Italiens ont remporté leur premier titre dès 1934, lors de la deuxième Coupe du Monde de la FIFA, organisée chez eux. Quatre années plus tard, en France, la Squadra Azzurra est devenue la première équipe au monde à défendre avec succès son titre. C'est en 1982 que les Italiens ont conquis leur troisième titre.

L'Italie participera en Allemagne à sa seizième phase finale d'une Coupe du Monde de la FIFA. Une seule fois les Transalpins ne se sont pas qualifiés, en 1958 pour l'édition organisée en Suède. Après ses succès de 1934 et 1938, l'Italie a remporté un troisième titre en 1982 en Espagne notamment grâce à une performance exceptionnelle de son buteur, Paolo Rossi. Rossi a littéralement plané sur le tournoi à partir des matches à élimination directe avec un coup du chapeau contre le Brésil puis un doublé contre la Pologne ouvrant les portes de la finale. Euphoriques, les Azzurri se sont finalement imposés en finale contre l'Allemagne (3-1) avec un sixième but de Paolo Rossi. Le Juventino remportait ainsi le Soulier d'or, récompense décernée au meilleur réalisateur de la compétition.

Traditionnellement, l'équipe d'Italie tire sa force d'un championnat national animé par des équipes mondialement connues comme le Milan AC, la Juventus Turin et l'Inter Milan. La Série A italienne a produit des joueurs aux noms inoubliables comme Roberto Baggio, Franco Baresi, Marco Tardelli. Mais encorele légendaire Dino Zoff, champion du monde à 40 ans, dont le record de sélections et de matches de Serie A vient d'être battu par le Milanais Paolo Maldini.

Cependant, tout n'a pas toujours été rose pour les Italiens comme par exemple leur élimination précoce lors de la Coupe du Monde de la FIFA, Corée/Japon 2002. Après avoir peiné pour accéder aux quarts de finale, la bande à Maldini a finalement chuté contre l'équipe du pays hôte, la République de Corée. Les Européens ont mené pendant presque toute la partie mais, juste avant le coup de sifflet final, les Coréens ont réussi à égaliser avant de s'imposer en prolongation grâce à la règle du but en or.

Giovanni Trapattoni a alors remplacé Dino Zoff à la tête de l'équipe. Sous son égide, les joueurs italiens ont surmonté la déception en se qualifiant sans trop de problème pour l'UEFA Euro 2004, à l'exception d'une défaite contre le Pays de Galles (1-2). Avec quatre buts seulement encaissés en huit rencontres la Squadra Azzurra a renoué avec ses valeurs traditionnelles. Mais, au Portugal, les Italiens connaissaient une nouvelle déception en étant éliminés dès le premier tour tout en étant invaincus. L'Italie faisait en effet match nul avec le Danemark (0-0) et la Suède (1-1) avant de battre la Bulgarie (2-1) mais devaient laisser la place aux deux équipes nordiques. Giovanni Trapattoni restait au Portugal après l'Euro, où il remportait le titre national avec Benfica, cédant sa place à l'emblématique Marcello Lippi.

L'ancien entraîneur de la Juventus allait procéder à un vaste tour d'horizon des joueurs avec un mot d'ordre: "Personne n'est assuré d'une place de titulaire". Alessandro Del Piero en a fait l'expérience à plusieurs reprises tout comme Christian Vieri. Tout au long des éliminatoires et des matches de préparation Lippi a convoqué 26 joueurs. Certains avaient déjà été sélectionnés mais il a tout de même choisi neuf nouveaux joueurs, confirmant l'émergence d'une nouvelle génération. "Je ne fais pas la sélection en lisant les journaux", a juste commenté Lippi qui n'a jamais mâché ses mots.

Cristian Zaccardo, Andrea Barzagli, Giorgio Chiellini, Daniele De Rossi, Manuele Blasi, Mauro Esposito, Luca Toni, Alberto Gilardino et Vincenzo Iaquinta ont ainsi su saisir leur chance au vol inscrivant huit des quinze buts réalisés par l'Italie pendant la compétition préliminaire. Il est d'ailleurs révélateur que ces jeunes évoluant dans tous les secteurs du jeu aient marqué à l'image de Zaccardo (défenseur), De Rossi (milieu de terrain défensif), Toni (4) et Gilardino (2) dont l'association à la pointe de l'attaque illustre le renouveau de la Squadra. Toni apparaît même désormais en page d'accueil du site de la Fédération italienne de football aux côtés de 'cadres' comme Alessandro Nesta, Francesco Totti, Gianluca Zambrotta, Fabio Cannavaro, Gianluigi Buffon et il mister Lippi.

Hormis un faux pas en Slovénie (0-1), le 9 octobre 2004, l'Italie s'est qualifiée sans problème en terminant à la première place du Groupe 5 avec six victoires, deux nuls pour une seule défaite. Pourtant, ce groupe n'avait rien de facile, avec la Norvège, la Slovénie et l'Ecosse.
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# Posté le vendredi 18 novembre 2005 08:24

Modifié le vendredi 22 juin 2007 06:01

France

France
Pour tourner définitivement la page de 2002

Le 12 juillet 1998, les Bleus ont embrasé la France. Le feu a duré pendant des jours après avoir battu le Brésil (3-0) lors d'une sensationnelle finale de Coupe du Monde de la FIFA. Un million de Français et de Françaises euphoriques ont chanté et dansé toute la nuit sur les Champs-Élysées. L'emblématique Zinédine Zidane a clôturé son chef d'œuvre en marquant deux buts aux Auriverdes.

La France, qui fait partie des membres fondateurs de la FIFA, a participé à 11 phases finales de la Coupe du Monde de la FIFA, mais le triomphe de 1998 éclipse tout le reste. Les époustouflantes performances de joueurs comme Zidane, Youri Djorkaeff ou Laurent Blanc ont enchanté le monde du football. Sous la direction d'Aimé Jacquet, cette équipe était tout simplement imbattable sur ses terres.

Soixante ans plus tôt, en 1938, la France avait accueilli une autre Coupe du Monde de la FIFA. Lors de cette édition, le pays hôte avait connu moins de succès, chutant en quarts de finale contre les futurs vainqueurs italiens. En 1958, Just Fontaine a établi un record toujours d'actualité : celui du nombre de buts marqués lors d'une phase finale (13). Au passage, les Bleus de Raymond Kopa avaient terminé troisièmes.

Au cours des années qui ont suivi, la France a produit de nombreux joueurs de talent. Dans les années 80, Michel Platini, Alain Giresse et Jean Tigana ont ravi les amoureux du beau jeu avec leur agilité et leur flair. Mais, même avec les meilleurs milieux de terrain au monde, la France a chuté deux fois de suite face à l'Allemagne en demi-finale. La première fois lors d'un match dramatique en Espagne en 1982, puis en 1986 au Mexique. A Séville, la France menait 3-1 pendant les arrêts de jeu, avant que l'Allemagne ne revienne dans la course pour finalement s'imposer aux tirs au but.

Deux années après avoir remporté le titre mondial, la France a continué sur sa voie en triomphant lors de l'UEFA Euro 2000. Les Bleus ont alors battu l'Italie au terme d'une finale haletante à Rotterdam. Après que Sylvain Wiltord eut égalisé à la toute dernière seconde, David Trezeguet inscrivait le but en or.

La France s'est rendue ainsi à la Coupe du Monde de la FIFA 2002 avec de la fierté plein les valises, n'imaginant pas la débâcle qui devait suivre. Les Bleus n'ont pas réussi à marquer le moindre but lors de cette phase finale disputée en Corée et au Japon. Après une défaite 0-1 contre le néophyte sénégalais, un match nul 0-0 contre l'Uruguay et une défaite 0-2 contre les Danois, Zidane et consorts sont rentrés à la maison, tête basse.

Même maux, même punition – ou presque – deux ans plus tard lors de l'UEFA Euro 2004. Battus en quarts de finale par les futurs vainqueurs grecs, les Français devaient admettre la fin de leur période enchantée.

Placée à la tête d'une équipe de France en reconstruction, Raymond Domenech allait donc entamer les éliminatoires de la Coupe du Monde de la FIFA 2006 dans une situation peu enviable. D'autant qu'il devait accepter en bloc la retraite internationale de joueurs tels que Bixente Lizarazu, Lilian Thuram, Claude Makelele et Zidane.

Très violemment critiqué après des prestations sans saveur dans un Groupe 4 a priori à la portée des Bleus (avec la Suisse, Israël, la République d'Irlande, Chypre et les Îles Féroé), Domenech continuait cependant sur la voie qu'il avait décidé de tracer.

A l'été 2005, la France est – sans briller – toujours en course pour la qualification, mais sans certitude aucune. Et elle va recevoir un renfort inattendu. Après un an de réflexion, Zidane, Makelele décidaient de sortir de leur retraite pour revenir en Bleu et Thuram les rejoignaient. L'élan est immédiat et après un succès arraché à Dublin (1-0), un nul à Berne (1-1) et une dernière victoire à domicile sur Chypre (4-0), les Français compostaient leur billet pour l'Allemagne.

Malgré tout, Raymond Domenech restait sous le feu des critiques. Beau joueur, il résumait les ambitions de son équipe en une boutade : « Si moi j'y ai toujours cru, beaucoup se montraient plus que sceptiques quant à notre qualification. Aujourd'hui si je dis que nous irons en Allemagne pour passer le premier tour, certains jugeront que je manque d'ambition. Alors j'affirme que nous jouerons la Coupe du Monde pour la gagner ! » Nul doute que derrière la pirouette, se cache une forte envie de faire taire les plus défiants.
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# Posté le vendredi 18 novembre 2005 08:25

Modifié le vendredi 22 juin 2007 06:00